Nous vous proposons une sélection d’objets exposés au musée afin de découvrir nos collections. Chaque objet a été choisi dans chacune des périodes historiques présentées par le musée.

Le Moteur du Noratlas

Le Nord 2501 ou Noratlas est un avion emblématique du transport militaire français. Fabriqué de 1952 à 1964 (Guerre d'Algérie), c'est un bimoteur bipoutre à ailes hautes. Le Musée expose un Noratlas à l'extérieur du bâtiment, mais il est aussi possible d'observer un moteur Noratlas dès le début de la visite, au-dessus de parachutistes équipés de gaines, dans l'attente de l'embarquement. 

L'Aérostier

Lors de la Première Guerre mondiale, quatre compagnies d'aérostiers possédaient chacune un ballon d'observation qui furent déployés le long du front. S'ils sont évoqués dans le musée, c'est car les aérostiers ont fait usage tout au long du conflit de parachutes de sauvetage accroché dans un sac à l'extérieur de la nacelle. Si jamais leur ballon venait à être détruit, le parachute permettait aux aérostiers de regagner la terre sain et sauf.

Le brevet parachutiste n°001

Le Musée est fier de présenter au public le premier brevet parachutiste (n°001) délivré au capitaine Sauvagnac le 8 février 1937. Il fut l'un des premiers commandants d'une unité parachutiste d'avant-guerre (601e Groupement d'Infanterie de l'Air). Si la forme papier du brevet a évolué avec le temps, le brevet métallique lui est le même depuis juin 1946, bien qu'auparavant les brevets soient en tissu.
Actuellement, nous approchons du brevet n° 700 000.

L'Agent du Bureau Central de Renseignement et d'Action (BCRA)

Les agent du BCRA (hommes et femmes) sont formés en Angleterre au cours de la Seconde Guerre mondiale pour des missions de renseignement ou de sabotage. Ils ont été les premiers à reprendre la lutte en France occupée. Ils sautaient en parachute, toujours de nuit,  vêtus en civil sous leur combinaison de saut pour se fondre au mieux dans la population. Ils étaient parachutés avec des valises contenant le matériel correspondant à leur mission : matériel de transmission radio pour le renseignement et explosifs pour le sabotage.

La Jeep SAS

Les parachutistes français qui conduisent cette Jeep appartiennent au French Squadron du Special Air Service (SAS), formé et entraîné en Angleterre lors de la Seconde Guerre mondiale. La Jeep est spécialement aménagée pour les raids au long cours. Les premiers modèles ont servi durant la campagne d'Afrique du Nord en 1942-43 contre les troupes de Rommel. Ensuite, elles ont été utilisées lors du débarquement en 1944.

Le 1er Régiment de chasseurs parachutistes

Le 1er RCP est le plus ancien des régiments parachutistes français. Il a été créé le 1er mai 1943 au Maroc à partir de la 1ère Cie d'Infanterie de l'Air. Ill est notamment engagé d'octobre 1944 à janvier 1945 dans la campagne des Vosges et d'Alsace où il y perd 40% de son effectif.
Mais le régiment poursuivra sa participation aux conflits du XXe siècle, notamment en Indochine et en Algérie.
Le 1er RCP existe toujours aujourd'hui et est stationné à Pamiers (Ariège).

Le diorama de Dien Bien Phu (Indochine)

Dien Bien Phu est le nom d'une bataille de la guerre d'Indochine qui opposa pendant près de six mois les forces français et les forces du Viet-Minh en 1953-1954. La défaite des forces françaises entame la fin de la guerre d'Indochine.
Ce diorama a été réalisé et mis en dépôt par un des bénévoles de la Société des Amis du Musée des parachutistes. Il s'est inspiré de documents authentiques afin de restituer, de façon très réaliste, des conditions de vie dans une tranchée de Dien Bien Phu.

Le Livre des morts

Le Livre des morts est un livre où sont inscrits les noms de tous les parachutistes morts pour la France depuis la création des premières unités parachutistes françaises durant la Seconde guerre mondiale. Il est exposé dans la crypte du musée, lieu de mémoire collective.

Les insignes de la Guerre d'Algérie

Ce tableau présente l'ensemble des insignes des troupes aéroportées engagées durant la Guerre d'Algérie (1954-1962). C'est à cette époque que la France a compté le plus grand nombre de paras regroupés au sein des 10ème et 25ème Divisions Parachutistes (constituées à 90 % d’appelés).

La tenue des parachutistes de l'opération "Bonite" (1978)

Kolwezi est le nom d’une ville située en République démocratique du Congo (ex-Zaïre). La ville fut le théâtre d’une opération aéroportée alors que des rebelles du Katanga, opposés au gouvernement zaïrois en place, ont pris en otage de nombreux ressortissants belges et français. Le 2e Régiment Étranger de Parachutistes et quelques hommes du 13e Régiment de Dragons Parachutistes ont été largués sur la ville où ils sont parvenus à secourir les populations et sécuriser le secteur en quelques jours.

La statue de saint Michel

Les parachutistes ont choisi Saint Michel comme patron. Ce fut lors de la messe du 13 juin 1948, en l'église cathédrale d'Hanoï, que Monseigneur l'évêque vicaire apostolique de Hanoï, en présence du Colonel commandant les parachutistes du Tonkin, consacra Saint Michel comme patron des parachutistes. Aux côtés de la statue se trouvent des vitrines des insignes des unités aéroportées et des promotions d'officiers et de sous-officiers.

La rotondes des régiments parachutistes


L'histoire des parachutistes ne s'arrête pas et s'écrit chaque jour. Le Musée souhaite faire découvrir à travers une rotonde et ses multiples vitrines les spécialités parachutistes actuelles des trois armées et de la gendarmerie : artillerie, sapeurs, commando de l'air, commando marine et plongeur, groupes spécialisés dans la libération d'otages, chute opérationnelle et bi-place opérationnelle, fantassin, cavalier, unités spéciales et livraison par air.