Les soviétiques sont les premiers au cours des années 30 à former des unités combattantes utilisant le parachute pour aller au combat. En 1935, trois officiers français rejoignent l’Union soviétique pour apprendre l’art du saut en parachute : les capitaine Geille et Durieux de l’armée de l’air, et le commandant Pechaud Chalret du Rieu de l’armée de terre.
Une fois breveté et rentré en France, le capitaine Geille prend la charge de la formation des premières unités parachutistes expérimentales de l’infanterie de l’air. Il travaille à la création du centre d’instruction de parachutisme de l’armée de l’air à Avignon-Pujaut. Mais il faut attendre 1936 pour la création de deux groupes d’Infanterie de l’air. Le scepticisme des armées de terre et de l’air font que ces unités ne seront utilisées que pour des missions secondaires.
L’efficacité des opérations aéroportées allemandes au début de la Seconde Guerre mondiale va faire prendre conscience aux alliés qu’ils ne peuvent plus négliger cette forme de combat. Seront rapidement mises sur pieds des unités parachutistes anglaises et américaines au sein desquelles les parachutistes français seront présents. Ils prendront ensuite place au sein des Forces Françaises Libres ou au sein des Armées d’Afrique.
En septembre 1940 est créée en Angleterre par le capitaine Bergé la 1ère compagnie d’infanterie de l’air. Le succès de leurs opérations donne l’idée au commandement des FFL d’utiliser les parachutistes au Bureau Central de Renseignement et d’Action (BCRA). Le reste de la compagnie rejoint le Moyen Orient et le Special Air Service (SAS) du Major Stirling. Le Peloton Parachutiste du Levant devient le French Squadron SAS. À côté des SAS, la création du 1er Régiment de Chasseurs parachutistes marque la renaissance des parachutistes de l’armée d’Afrique.
De son côté, le Bataillon de Choc reçoit une formation parachutiste américaine et une formation amphibie anglaise. Les volontaires de toutes armes et de toutes armées qui le composent seront toujours aux avant-postes de la 1ère Armée française.
Deux unités au recrutement très particulier font aussi leur apparition : d’un côté, le groupe des commandos d’Afrique, formé autour d’un noyau de gaullistes d’Afrique du Nord ; de l’autre côté, le groupe des commandos de France du capitaine d’Astier de la Vigerie formé d’évadés de France. Elles seront dissoutes à la fin de la guerre.